Toutes les informations essentielles pour comprendre le statut auto-entrepreneur.
L’auto-entreprise est une entreprise individuelle qui relève du régime fiscal de la micro-entreprise et du régime micro-social pour le paiement des cotisations et contributions sociales. Ce régime simplifié a été créé pour faciliter les démarches de création et de gestion de votre activité, tout en vous permettant de bénéficier d’une protection sociale dédiée et d’autres avantages :
Une protection sociale (couverture maladie, retraite, etc.) ;
Un droit à la formation professionnelle.
L’auto-entrepreneur peut exercer en tant qu’artisan, commerçant ou profession libérale, et ce, à titre principal (exclusivement auto-entrepreneur) ou complémentaire (en parallèle d’un statut de salarié, retraité, étudiant…).
L’auto-entrepreneur cotise selon son chiffre d'affaires (CA)Les auto-entrepreneurs versent des cotisations en fonction de leur chiffre d'affaires hors taxe (HT).
Pour déterminer le CA, l'auto-entrepreneur doit prendre en compte le total des ventes ou prestations réalisées :
le CA corespond au total des factures encaissées sur la période concernée
les éventuels pourboires perçus sont à intégrer au chiffre d'affaires et seront donc eux aussi imposables et soumis à cotisations sociales
le bénéfice n'est pas pris en compte
(différence entre les recettes et les dépenses)
Plafonds de chiffre d'affaires
Pour bénéficier du régime de la micro-entreprise, votre chiffre d’affaires annuel ne doit pas dépasser, pour une année civile complète, les plafonds établis selon la nature de l'activité.
Pour les auto-entrepreneurs artisans, commerçants et professions libérales non réglementées :
188 700 € pour une activité de vente de marchandises, d’objets, de fournitures, de denrées à emporter ou à consommer sur place, ou pour des prestations d’hébergement, y compris les meublés de tourisme classés, à l’exception de la location de locaux d’habitation meublés dont le seuil est de 77 700 € ;
77 700 € pour les prestations de services relevant de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices non commerciaux (BNC) ;
en cas d’activité mixte (vente et prestations de services) le régime micro-fiscal est applicable à une double condition :
le chiffre d’affaires global (cumul ventes et prestations de services) ne doit pas être supérieur au seuil micro-fiscal de la catégorie « Ventes » soit 188 700 € ;
et le chiffre d’affaires global prestations de services (cumul BIC et BNC) ne doit pas être supérieur au seuil micro-fiscal de la catégorie « Prestations de services » soit 77 700 €.
Pour les auto-entrepreneurs professions libérales relevant de la Cipav :
77 700 € de chiffre d’affaires global, activité de prestations de services BNC uniquement ou activité mixte.
Bon à savoir
Ces seuils sont proratisés en cas de début d’activité en cours d’année. Par exemple : pour un début d’activité le 1er mars 2024 en prestations de services, l’activité ne représentera que 306 jours en 2024. Le seuil de chiffre d’affaires à ne pas dépasser sera de 77 700 € x 306 / 366 = 64 962 €.
En cas de dépassement deux années consécutives de ces plafonds, l’entrepreneur bascule dans le régime fiscal du réel et sort du régime fiscal de la micro-entreprise. En conséquence, il ne peut plus être auto-entrepreneur.
Une franchise de TVA jusqu’à certains seuils de chiffre d’affaires
La franchise en base de TVA dispense l’auto-entrepreneur de la déclaration et du paiement de cette taxe. Ainsi, vous ne pouvez ni facturer la TVA à votre client, ni la récupérer sur vos achats de biens et de services liés à votre activité.
La franchise en base de TVA est soumise à des seuils de chiffre d’affaires au-delà desquels votre auto-entreprise devient redevable de la TVA.
Les règles d’éligibilité à la franchise en base de TVA changent à compter du 1er janvier 2025.
Règles applicables à compter du 1er janvier 2025 :
La franchise en base de TVA est applicable en 2025 si le chiffre d'affaires de l'année civile précédente (2024) est inférieur aux limites suivantes :
85 000 € pour les activités de vente de marchandises,
37 500 € pour les prestations de services.
Par exemple, si votre chiffre d’affaires de l’année 2024, dans la catégorie des ventes, est de 91 000 €, vous êtes redevable de la TVA à compter de l’année 2025.
En cas de dépassement des seuils majorés ci-dessous, l’auto-entrepreneur est exclu du régime de la franchise en base de TVA dès l’année du dépassement :
93 500 € pour les activités de vente de marchandises,
41 250 € pour les prestations de services.
Par exemple, si votre chiffre d’affaires de l’année 2024 est de 95 000 €, vous êtes redevable de la TVA à compter de l’année 2024.
Bon à savoir
Les factures doivent porter la mention « TVA non applicable - article 293 B du CGI » (Code général des impôts).
Une fois assujetti à la TVA, l’auto-entrepreneur doit facturer la TVA dès le premier jour du mois de dépassement des plafonds indiqués et la mentionner sur ses factures.
Afin d’appliquer la TVA sur vos factures (TVA collectée), vous devez contacter le service des impôts des entreprises dont vous dépendez afin d’obtenir un numéro de TVA intracommunautaire et connaître le taux de TVA applicable en fonction de votre secteur d’activité. En parallèle, vous pouvez désormais récupérer la TVA (TVA déductible) sur les achats liés à votre activité. Vous devrez ainsi calculer la TVA due (= TVA collectée – TVA déductible).
L’impôt sur le revenu
Vous avez la possibilité d’opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu lors de votre adhésion au statut auto-entrepreneur ou dans les 3 mois suivant votre début d’activité en adressant un mail à votre Urssaf. Dans ce cas, l’impôt sur le revenu est payé en même temps que vos cotisations (au mois ou au trimestre) avec application d’un taux spécifique en fonction de votre activité :
1 % si l’activité est l’achat/revente, la vente à consommer sur place et la prestation d’hébergement (BIC),
1,7 % si l’activité est une activité de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) y compris les locations meublées de toutes natures et les chambres d'hôte;
2,2 % pour les autres prestations de services relevants des bénéfices non commerciaux (BNC).
Il est désormais possible de faire une demande de modification du mode de paiement de l’impôt sur le revenu (bénéficier ou sortir du versement libératoire) une fois par an (jusqu’au 30/09). Cette nouvelle directive sera effective à partir du 1er janvier de l’année qui suit.
Lors de votre déclaration d’impôt sur votre revenu annuel :
Si vous avez opté pour le versement libératoire : votre chiffre d’affaires ne sera pas pris en compte pour le calcul de l’impôt sur le revenu, mais uniquement pour établir le taux d’imposition de votre foyer fiscal.
Si vous n’avez pas opté pour le versement libératoire : votre chiffre d’affaires sera intégré aux revenus de votre foyer fiscal pour le calcul de l’impôt.
Chaque année, courant février une attestation fiscale sera mise à disposition dans votre espace en ligne pour vous aider au remplissage de votre déclaration d’impôt.
Dans certains cas, vous pouvez sortir du dispositif du versement libératoire de l’impôt sur le revenu et être soumis le cas échéant à certaines régularisations.
impots.gouv.fr : les conditions pour bénéficier du versement libératoire.
Pour calculer votre revenu professionnel, le service des impôts applique un taux d’abattement forfaitaire pour frais professionnels sur votre chiffre d’affaires selon la nature de l’activité exercée.
Taux de l’abattement en fonction de la nature de l’activité
Ventes de marchandises (BIC)
71 %
Prestations de services commerciales et artisanales (BIC)
50 %
Prestations de services et professions libérales (BNC)
34 %
Que vous ayez opté ou non pour le versement libératoire, lorsque vous effectuez votre déclaration de revenus, vous devez déclarer votre chiffre d’affaires sur la déclaration complémentaire des revenus « 2042 C PRO annexe à la 2042 » sur impots.gouv.fr, sans déduction de charges réelles ni d’amortissement de matériel.
En tant qu’auto-entrepreneur, vous cotisez à l'Urssaf (CGSS pour les Drom).
Vous bénéficiez ainsi d’une couverture sociale, au même titre que les autres travailleurs indépendants. Celle-ci couvre :
La santé : maladie, maternité, indemnités journalières
La retraite de base
La retraite complémentaire obligatoire (excepté pour les BNC hors Cipav)
La prévoyance (invalidité, décès)
Les allocations familiales
Assurance maladie
L'ensemble des auto-entrepreneurs est rattaché à la CPAM (CGSS pour les Drom), qui verse les prestations maladie, maternité et indemnités journalières.
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Indemnités journalières maladie
Les indemnités journalières maladie sont versées pour compenser la perte de revenus en cas d’arrêt de travail en raison d’une maladie sous certaines conditions
Prestations en cas de maternité, paternité ou d’adoption.
En cas de maternité, paternité ou adoption des prestations en espèces sont versées aux travailleurs indépendants.
Avec le statut auto-entrepreneur, vous validez des trimestres de retraite sous condition de chiffre d’affaires et ouvrez des droits à une pension en fonction du montant de votre chiffre d'affaires.
Chiffre d'affaires à réaliser en 2026 pour valider ses trimestres : cas des professions libérales réglementées BNC (Cipav)
Si vous êtes salarié et que vous validez 4 trimestres de retraite par an, le chiffre d'affaires de votre activité d'auto-entrepreneur vous permettra d'acquérir des droits supplémentaires mais pas de trimestre supplémentaire (le maximum étant de 4 trimestres validés par année civile).
Si vous êtes retraité, les cotisations sociales versées au titre de votre auto-entreprise ne vous permettront pas d’augmenter votre pension (retraite de base et complémentaire).
Allocations familiales
Les prestations sont gérées par la caisse d’allocations familiales et sont identiques à celles des salariés. Si vos revenus professionnels sont faibles, vous pouvez obtenir la « prime d’activité » en effectuant votre demande uniquement en ligne sur caf.fr.
Vos ayants-droit (enfants mineurs) sont couverts dans les mêmes conditions que l’ensemble des ayants-droit des travailleurs indépendants. Pour les créateurs, vous pouvez vous rapprocher de votre organisme conventionné pour les déclarer ;
En cas de cessation de votre activité indépendante, vous continuerez d’être couvert pour la maladie par la CPAM tant que vous n’exercerez pas une autre activité professionnelle.
Vous ne cotisez pas à France Travail. Vous ne pouvez donc pas bénéficier des allocations chômage en cas de cessation de votre activité.
Créer son auto-entreprise c’est l’opportunité de pouvoir :
Tester son projet d’entreprise avant d’évoluer vers la création d’un autre statut juridique. Par exemple : un salarié souhaitant expérimenter son projet entrepreneurial ;
Compléter ses revenus. Par exemple : un étudiant souhaitant avoir une activité complémentaire en parallèle de ses études ;
Se lancer dans l’aventure entrepreneuriale avec une prise de risque limitée.
Les termes « micro-entrepreneur » et « auto-entrepreneur » ont le même sens.
Ils désignent une personne qui a créé une activité relevant du régime micro-fiscal.
Le bénéfice du régime micro-fiscal permet de relever du régime auto-entrepreneur qui permet :
sur le plan social, de bénéficier d’un taux de cotisation forfaitaire, basé sur le chiffre d’affaires hors taxe encaissé,
sur le plan fiscal, sur option et sous condition de revenus, de bénéficier d’un taux d’impôt sur le revenu forfaitaire et libératoire, basé sur le chiffre d’affaires hors taxe encaissé.
Bon à savoir
Il est possible de renoncer au régime auto-entrepreneur, et d’opter pour le régime des travailleurs indépendants classiques.
Dans ce cas il y aura une application :
ou d’un calcul de cotisations basé sur le chiffre d’affaires HT encaissé après déduction d’un pourcentage forfaitaire pour frais professionnels selon votre activité (71 % pour la vente, fabrication et vente : 50 % pour les prestations de services en BIC ; 34 % pour les activités libérales et les prestations de service en BNC).
Toute personne physique peut, sous conditions, devenir auto-entrepreneur :
Être majeur (ou mineur émancipé par décision d’un juge des tutelles) ;
Avoir une adresse postale en France ;
Être de nationalité française ou ressortissant européen (ressortissant étranger hors Union Européenne sous conditions) ;
Ne pas être sous tutelle, ni sous curatelle ;
Ne pas être condamné à une interdiction de gérer ou d’exercer.
L’auto-entrepreneuriat peut être exercé à titre principal ou à titre complémentaire.
A titre principal, l’auto-entreprise constitue une activité à part entière. A l’inverse, à titre complémentaire, l’auto-entreprise est une activité annexe en complément d’un autre statut :
Etudiant ;
Salarié (avec accord de l’employeur en cas de clause d’exclusivité, ou de spécificités incluses dans le contrat de travail) ;
Retraité ;
Dirigeant assimilé salarié (Président ou dirigeant de SAS, gérant minoritaire ou égalitaire de SARL…) ;
Fonctionnaire (en fonction de votre statut, vous devez remplir certaines conditions).
Attention : le statut auto-entrepreneur ne peut pas être choisi lorsque l’activité est exercée dans le cadre d’un lien de subordination pour laquelle seul le salariat doit être retenu.
La subordination juridique consiste en « l’exécution d’un travail sous l’autorité d’un employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, d’en contrôler l’exécution et de sanctionner les manquements de son subordonné » (Cass. Soc. 13 novembre 1996, n° 94-13187). Ainsi, l’auto-entrepreneur se voit contraint de respecter les conditions de travail et les règles établies par son client donneur d’ordre, comme le ferait un salarié (horaire de travail, lieux de travail...).
S’il fait preuve d’une grande souplesse, le statut auto-entrepreneur demeure néanmoins incompatible avec certaines activités ou certaines situations personnelles :
Les activités rattachées au régime social de la MSA (la Sécurité Sociale Agricole) ;
Les professions libérales réglementées ne relevant pas de la caisse de retraite de la Cipav ;
Les activités de dirigeant majoritaire d’une entreprise (gérant majoritaire ou en collège de gérance) ;
Le cumul avec une activité de travailleur indépendant non salarié déjà immatriculé, relevant de l'Urssaf pour le recouvrement de ses cotisations sociales.
Les activités rattachées au régime spécial des marins (ENIM).
La création en ligne de votre auto-entreprise est totalement gratuite et ne nécessite aucun apport de capital. Elle s’effectue en seulement quelques minutes sur le site du Guichet unique accessible depuis la rubrique « Créer mon auto-entreprise ».
Attention : certains sites internet privés facturent la démarche de création.
Une fois votre adhésion effectuée, déclarez et payez en toute simplicité depuis votre espace personnel en ligne ou depuis l’application mobile « AutoEntrepreneur Urssaf » téléchargeable gratuitement sur le Play Store ou l’App Store.
Bon à savoir
Votre première déclaration pourra s’effectuer en ligne dès votre affiliation ;
Vous avez l’obligation de déclarer votre chiffre d’affaires, chaque mois ou chaque trimestre, même si celui-ci est nul.
Par exemple :
début d’activité le 1er février de l’année N avec la déclaration mensuelle : déclaration à effectuer entre le 1er et le 30 juin, pour déclarer le chiffre d’affaires encaissé entre le 1er février et le 31 mai de l’année N ;
début d’activité le 1er février de l’année N avec la déclaration trimestrielle : déclaration à effectuer entre le 1er et le 31 juillet, pour déclarer le chiffre d’affaires encaissé entre le 1er février et le 30 juin de l’année N.
Si vous bénéficiez des allocations chômage, du RSA ou de tout autre minima social, il est recommandé d’opter pour une déclaration et un paiement mensuels de votre chiffre d’affaires.
Allégée, la comptabilité d’un auto-entrepreneur est réduite à la simple tenue quotidienne d’un registre des recettes et des achats.
Simplifiée, elle n’intègre pas la TVA (cf. franchise en base de TVA) et ne fait pas l’objet d’un bilan annuel à présenter.
Attention : l’auto-entrepreneur ne peut ni déduire ses charges (téléphone, déplacement…), ni amortir son matériel.
Bon à savoir
Les auto-entrepreneurs ont l’obligation de conserver toutes les factures ou pièces justificatives relatives à leurs achats et à leurs ventes de marchandises ou de prestations de services ainsi que les déclarations de chiffre d’affaires effectuées auprès de l’Urssaf.
Le registre des recettes et des achats doit mentionner chaque année dans l’ordre chronologique :
Le montant et l’origine du chiffre d’affairesencaissé à titre professionnel ;
Les dépensesengagées pour l’auto-entreprise.
Pour chaque recette ou dépense enregistrée, il est nécessaire de :
Préciser le mode de règlement (ex : espèces, carte bancaire, chèque, etc.) ;
Conserver la pièce justificative (ex : facture, note de frais, etc.).
Le montant des cotisations et contributions sociales est calculé en appliquant au chiffre d’affaires mensuel ou trimestriel un taux qui varie en fonction de votre secteur d’activité (cf. tableau ci-après). Ainsi, un auto-entrepreneur connaît à l’avance le montant de ses cotisations sociales à payer.
Ci-dessous les taux de cotisations applicables en fonction du secteur d'activité incluant les mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat.
Taux de cotisations sociales en fonction du secteur d’activité
Achat/revente de marchandises (BIC)
12,3 %
Prestations de services commerciales et artisanales, y compris les locations meublées de toutes natures et les chambre d'hôtes (BIC)
21,2 %
Autres prestations de services (BNC)
25,6 %
Professions libérales réglementées relevant de la Cipav (BIC et BNC)
23,2 %
Location de meublés de tourisme classés
6 %
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Pour les activités libérales créées depuis 2018 et ne dépendant pas de la CIPAV, la revalorisation des taux est progressive pendant 2 ans.
Au 1er janvier 2026 le taux "Autre prestation de services" sera à 25,6 %
Important : 0 € encaissé = 0 € à payer
Si vous ne réalisez pas de chiffre d’affaires, vous ne payez ni d’impôt sur le revenu ni de cotisations sociales.
Bon à savoir
Seules les factures encaissées doivent être déclarées sur la déclaration de chiffre d’affaires.
En plus des charges sociales, les auto-entrepreneurs sont redevables d’une contribution à la formation professionnelle leur permettant de bénéficier du droit à la formation professionnelle (à condition d’avoir déclaré un chiffre d’affaires positif au cours de l’année civile précédente). Cette cotisation, versée chaque mois ou chaque trimestre, est égale à :
0,3 % du chiffre d’affaires pour les artisans ;
0,1 % du chiffre d’affaires pour les commerçants ;
0,2 % du chiffre d’affaires pour les professions libérales réglementées et non réglementées.
Bon à savoir
Le droit à la formation professionnelle est géré par l’organisme indiqué sur votre attestation de contribution à la formation professionnelle, qui sera disponible à l’issue de votre dernière période déclarative de l’année (4ème trimestre ou mois de décembre).
Le taux applicable inclut toutes les cotisations et contributions sociales relatives à votre protection sociale obligatoire :
maladie-maternité (y compris la cotisation indemnités journalières) ;
invalidité et décès ;
retraite de base ;
retraite complémentaire obligatoire ;
allocations familiales ;
CSG-CRDS.
Notes de pied de page
Les cotisations sociales sont calculées à titre définitif et ne font, en aucun cas, l’objet d’une régularisation.
En tant qu’auto-entrepreneur en début d’activité, vous bénéficiez d’une exonération qui se traduit par l’application de taux réduits de cotisations sur trois ans, correspondant à :
1/6 des taux pleins de métropole si vous êtes artisan, commerçant ou professionnel libéral non réglementé, 1/3 si vous êtes un professionnel libéral réglementé, jusqu’à la fin du 7ème trimestre qui suit celui au cours duquel vous avez débuté votre activité,
½ des taux pleins de métropole que vous soyez artisan, commerçant ou professionnel libéral, pour la période qui court entre la fin du 8ème trimestre d’activité jusqu’à la fin de la 3ème année civile d’activité,
2/3 des taux pleins de métropole à compter de la 4ème année d’activité.
Texte de référence : le décret 2017-972 du 9 mai 2017 est venu préciser les nouvelles modalités de calcul applicables aux auto-entrepreneurs d’outre-mer en fixant l’application de taux réduits en début d’activité liée au cumul de l’exonération Drom et du régime fiscal de la micro-entreprise.
*Taux de cotisations - artisan, commerçant et profession libérale non réglementée
Activité
Période 1 :
jusqu'à la fin du 7ème trimestre civil suivant celui de début d'activité
1/6 des taux pleins de métropole
Période 2 :
du 8ème trimestre civil suivant celui de début d'activité jusqu'à la fin de la 3ème année civile d'activité
1/2 des taux pleins de métropole
"Régime de croisière" :
à compter de la 4ème année civile
2/3 des taux pleins de métropole
Vente de marchandises (BIC)
2,1 %
6,2 %
8,2 %
Prestations de service commerciales ou artisanales (BIC)
3,6 %
10,6 %
14,2 %
Autres prestations de service (BNC)
Au 1er janvier 2026 : 4.3 %
Au 1er janvier 2026 : 12,8 %
Au 1er janvier 2026 : 17,1 %
Activités de locaux d'habitations meublés de tourisme classés
1%
3 %
4 %
*Les taux réduit DROM s’appliquent pour une durée de 24 mois à compter de la date de votre début d’activité.
*Taux de cotisations - Profession libérale réglementée relevant de la Cipav Drom (toutes natures de chiffre d'affaires)
Activités
Période 1 :
jusqu'à la fin du 7ème trimestre civil suivant celui de début d'activité
Période 2 :
du 8ème trimestre civil suivant celui de début d'activité jusqu'à la fin de la 3ème année civile d'activité
"Régime de croisière" :
à compter de la 4ème année civile
Activités BIC ou BNC
7.8 % au 1er juillet 2024
11.6 % au 1er juillet 2024
15,5 % au 1er juillet 2024
Activités de locaux d'habitation meublés de tourisme classés
2 %
3 %
4 %
*Les taux réduit DROM s’appliquent pour une durée de 24 mois à compter de la date de votre début d’activité.
Taux des auto-entrepreneurs exerçant à Mayotte (Artisan, commerçant et profession libérale non réglementée)
Activité
Taux
Vente de marchandises (BIC)
5.3%
Prestations de services artisanales et commeçiales (BIC)
9.1%
Autres prestations de services
12%
Profession libérale relevant de la CIPAV
Activité
Taux
Activités libérales réglementées relevant de la CIPAV (BIC ou BNC)
16.6%
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Le taux applicable inclut toutes les cotisations et contributions sociales relatives à votre protection sociale obligatoire :
maladie-maternité, invalidité-décès, autonomie ;
allocations familiales ;
retraite de base ;
et, pour les professions libérales réglementées relevant de la CIPAV :
retraite complémentaire obligatoire
invalidité-décès
Bon à savoir
À noter : les auto-entrepreneurs dans les DROM sont assujetis aux mêmes taux de contribution à la formation professionnelle, de taxe CCI CMA et de versement libératoire que ceux des auto-entrepreneurs de métropole.
Vous avez l’obligation d’effectuer vos déclarations de chiffre d’affaires par voie dématérialisée via le site internet ou via l’application mobile Autoentrepreneur Urssaf disponible gratuitement sur les stores.
L’Acre (aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise) est un dispositif d’exonération des cotisations sociales permettant aux auto-entrepreneurs de bénéficier de taux réduits afin de pouvoir lancer leur activité.
Vous trouverez ci-après les conditions et les modalités pour bénéficier de l'Acre, sachant qu'une demande doit obligatoirement être adressée à l'Urssaf simultanément à la déclaration de début d'activité auprès du Guichet Unique.
Conditions d’éligibilité
Pour être éligible au bénéfice de l’Acre il est nécessaire de répondre aux critères d’éligibilité mentionnés à l’article L. 5141-1 du code du travail avec les pièces justificatives à fournir en fonction de votre situation :
Critères et justificatifs pour bénéficier de l'Acre
Critères d'éligibilité mentionnés à l'article L 5141-1 du code du travail pour pouvoir bénéficier de l'exonération Acre
Pièces justificatives à fournir (copie de l'original)
Demandeur d'emploi indemnisé
Notification d'ouverture de droits ou dernier titre de paiement
Demandeur d'emploi non indemnisé inscrit à France Travail 6 mois au cours des 18 derniers mois
Historique de l'inscription à France Travail
Bénéficiaire du Revenu de Solidarité Active (RSA) ou de l'Allocation de Solidarité Spécifique (ASS)
Attestation justifiant de qualité d'allocataire ou de bénéficiaire des aides mentionnées
Jeune de 18 à 25 ans révolus
Pour les moins de 26 ans, la pièce d'identité attestant de la date de naissance suffit
Personne de moins de 30 ans non indemnisée (durée d'activité insuffisante pour l'ouverture de droits) ou personne de moins de 30 ans reconnue handicapée
Pour les 26 à moins de 30 ans : attestation sur l'honneur de non indemnisation par le régime d'assurance chômage ou contrat de travail accompagné de toute pièce attestant de sa rupture
Pour une personne handicapée : justificatif de reconnaissance de personne handicapée délivrée par la commission départementale des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH).
Salarié ou personne licenciée d'une entreprise en sauvegarde, en redressement ou en liquidation judiciaire qui reprend l'activité de l'entreprise
Copie du jugement d'ouverture de la procédure de liquidation judiciaire ou à défaut une attestation du liquidateur, de l'administrateur judiciaire ou du juge commissaire.
Personne ayant conclu un Cape (contrat d’appui au projet d’entreprise ; mentionné à l’article L. 127-1 du code de commerce), sous réserve qu’elle remplisse l’une des six conditions prévues ci-dessus à la date de conclusion de ce contrat.
Copie du contrat d'appui au projet d'entreprise (Cape)
Personne créant une entreprise implantée au sein d'un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV)
Justification de l'adresse de l'établissement où s'exerce l'activité dans le QPV
Bénéficiaire de la prestation partagée d'éducation de l'enfant (PrePare)
Notification de l'ouverture du droit à la prestation au titre du dernier paiement
Exercice de l’activité au sein d’une zone France ruralités revitalisation (ZFRR) ou d’une zone France ruralités revitalisation « plus » (ZFRR+)
Justification de l’adresse de l’établissement où s’exerce l’activité dans la ZFRR ou ZFRR+
Conditions complémentaires pour bénéficier de l’Acre
ne pas en avoir bénéficié au cours des 3 années précédentes ;
avoir respecté un délai de carence d’une année civile en cas de reprise d’activité.
Adresser une demande d'exonération Acre
Si je remplis les conditions pour bénéficier de l’Acre j’envoie la demande accompagnée des pièces justificatives à l’Urssaf simultanément à ma déclaration de début d'activité.
Les textes prévoient qu’à défaut de réponse dans le délai d’un mois à compter de la réception de la demande, l’exonération Acre est présumée acceptée.
Durée de l'application du taux minoré
Le bénéfice de l’exonération Acre est accordé pour votre première année d’activité.
À ce titre, vous bénéficiez en tant qu’auto-entrepreneur d’un taux de cotisations minoré jusqu’à la fin du 3ème trimestre civil qui suit celui de votre début d’activité.
Par exemple :
Pour une création le 20 février 2023, l'exonération sera appliquée jusqu’au 31 décembre 2023.
Pour une création le 3 avril 2023, l'exonération sera appliquée jusqu’au 31 mars 2024.
En savoir plus✚
Pour les auto-entrepreneurs bénéficiaires de l'Acre, un taux spécifique minoré s’applique, jusqu'à la fin du 3ème trimestre civil suivant la date d'inscription, pour le calcul de vos cotisations et contributions sociales.
Bon à savoir
Si vous demandez l’ACRE, celle-ci sera considérée comme utilisée sur la période d’exonération, même en l’absence de chiffre d’affaires au cours de la période concernée.
Taux de cotisations
Activité
Jusqu’à la fin du 3ème trimestre civil
suivant celui de la date d’inscription
Taux plein régime de croisière
Achat/revente de marchandises (BIC)
(vente de denrées à consommer sur place et de prestations d’hébergement)
6,2 %
12,3 %
Prestations de services commerciales et artisanales (BIC)
10,6 %
21,2 %
Autres prestations de services (BNC)
12,8 %
25,6 %
Professions libérales relevant de la Cipav (BNC)
13,4 %
23,2 %
Location de meublés de tourisme classés
3 %
6 %
Location de meublés de tourisme classés relevant de la Cipav
3,5 %
6 %
Important : en cas de dépassement des seuils de chiffre d’affaires durant deux années civiles consécutives, vous ne pouvez plus bénéficier du statut auto-entrepreneur.
À noter : pour les professions libérales relevant de la Cipav en activité BIC et les locations de meublés de tourisme classés, le taux est réhaussé en tenant compte du taux minimum (somme des taux CSG/CRDS et du taux de retraite complémentaire non exonérés par l’Acre - article L.613-7 alinéa 1).
*Evolution du taux de cotisations des auto-entrepreneurs artisans, commerçants et professionnels libéraux non règlementés déclarant des BNC et bénéficiant de l'Acre
Taux
2024
Juillet 2024
2025
2026
Taux réduit Acre
10.6 %
11,6 %
12,3 %
12,8 %
L’Arce
L’aide à la reprise et à la création d’entreprise (Arce) est versée par France Travail. Cette aide concerne les demandeurs d’emploi percevant l’Are.
Si vous êtes un demandeur d’emploi indemnisé, vous pourrez continuer à percevoir partiellement vos allocations (Are) ou obtenir 60 % de votre capital restant en 2 fois (Arce). Dans ce dernier cas, vous devez être bénéficiaire de l’Acre.
Ainsi, vous pouvez soit :
Continuer à percevoir partiellement vos allocations (Are) pendant toute la durée correspondant à la limite de vos droits sous réserve que le calcul effectué par France Travail ne donne pas un résultat qui dépasse le salaire mensuel brut moyen qui a servi de référence au calcul des indemnités de chômage. Vous devez également rester inscrit comme demandeur d’emploi ;
Bénéficier, sous condition d’être éligible à l’Acre, d’une aide à la reprise ou à la création d’entreprise (Arce) correspondant à 60 % du montant des droits restants ;
Cette aide est versée en 2 fois : la première partie dans le mois de la création et la seconde 6 mois après, si vous le demandez.
L’action sociale du CPSTI vise à soutenir les travailleurs indépendants qui rencontrent des difficultés liées à leur santé, à la conjoncture économique ou à un sinistre.
Pour bénéficier de ce dispositif, les travailleurs indépendants doivent en faire la demande auprès de leur Urssaf.
Aide aux cotisants en difficulté (ACED)
En cas de difficultés particulières de trésorerie liées à votre santé, à la conjoncture économique ou à un sinistre.
Fonds catastrophe et intempéries (FCI)
Aide d’urgence aux actifs victimes de catastrophe et intempéries, pour pallier les besoins de première nécessité.
La décision d’attribution d’une aide sera ensuite prise par la commission d’action sociale de l’instance régionale du CPSTI du lieu d’activité professionnelle.
Pour les auto-entrepreneurs qui rencontrent des difficultés majeures, les organismes de Sécurité sociale - Urssaf, Caf, Cpam, Carsat - proposent un accompagnement individualisé, coordonné et accéléré pour apporter des réponses concrètes sur le champ de la santé, des prestations sociales et du recouvrement, tout en maintenant une confidentialité sur le dossier.
Qui peut bénéficier de ce service ?
Les auto-entrepreneurs rencontrant des difficultés personnelles, qui souhaitent bénéficier d’un accompagnement pour :
le paiement de leurs cotisations sociales (mise en place de délais de paiement, adaptation du montant des cotisations en cas de variation de revenus, action sociale...)
la prise en charge de leur santé (accès aux droits et aux soins notamment)
l’étude de leurs droits aux prestations sociales (allocations familiales, aides au logement, minima sociaux...)
l’étude de leurs droits liés à leur retraite et les démarches à réaliser
Comment en bénéficier ?
Il vous suffit de faire une demande en accédant au questionnaire Help du département où est domiciliée votre activité. Pour cela, rendez-vous sur la page Help - Urssaf.fr et suivez les instructions.
En tant qu’auto-entrepreneur, vous pouvez être éligible aux prestations de la CAF (Caisse d’Allocations Familiales).
Tout comme les salariés, les travailleurs indépendants bénéficient de droits pour la famille.
Un travailleur indépendant peut, par exemple, bénéficier des aides au logement, des allocations familiales ou encore de l'allocation aux adultes handicapés.
De même, parce que la vie économique d'une entreprise individuelle peut parfois rencontrer des écueils, les aides de la CAF telles que le RSA (Revenu de solidarité active), Prime d'activité, etc.,peuvent aider les travailleurs indépendants à faire face aux accidents de la vie.
Demander une aide
Travailleurs indépendants, ne renoncez-pas à vos droits !
Pour savoir à quelles aides vous avez droit et pour effectuer votre demande en ligne, laissez-vous simplement guider grace au parcours caf.fr dédié aux travailleurs indépendants :
Dans le cadre de conventions partenariales, les CAF et les Urssaf engagent conjointement des actions visant à lutter contre le non-recours aux droits. Il s’agit de détecter et d’aller au-devant de situations dans lesquelles un usager ne perçoit pas une prestation ou un service auquel il serait en droit de prétendre, et ceci quelle qu'en soit la raison.
Le CPSTI propose un dispositif de médiation dédié à la protection sociale des travailleurs indépendants.
Ainsi, 17 médiateurs régionaux bénévoles sont présents pour vous accompagner en cas de difficulté avec vos organismes de sécurité sociale (Urssaf, Carsat, CPAM).
Vous pouvez saisir le médiateur CPSTI :
si vous avez adressé une réclamation à l’Urssaf, la Cpam ou la Carsat et si la réponse apportée n’a pas été satisfaisante ou aucune réponse n’a été réceptionnée dans un délai de 30 jours
si vous n’avez pas introduit un recours contentieux
si aucune des procédures suivantes n’est en cours avec l’URSSAF : rescrit, transaction, contrôle
Déposer ma demande
Si ces conditions sont respectées, votre demande sera considérée comme recevable à la procédure de médiation.
Dans le cas contraire, veuillez déposer une réclamation via la messagerie de votre compte en ligne. .
Les Médiateurs du CPSTI peuvent être saisis :
via la messagerie de votre compte en ligne sur autoentrepreneur.urssaf.fr motif "La saisine du médiateur des travailleurs indépendants"
Un délai minimum de 90 jours doit s’écouler entre la date de début d’activité et la première déclaration et varie selon le choix de la périodicité de vos déclarations.
Vos déclarations de chiffre d’affaires sont néanmoins accessibles et déclarables dès réception de votre notification d’affiliation. Un justificatif de déclarations et de paiement sera alors disponible au format .pdf pour chacune des déclarations effectuées.
Important :
Les déclarations et paiements validés durant cette période de 90 jours restent modifiables (sauf paiement par carte bancaire) et seront définitivement pris en compte par votre Urssaf à l’issue de ce délai (se référer aux tableaux ci-dessous).
Si la date d'exigibilité est un samedi, un dimanche, ou un jour férié, la date d'exigibilité est reportée au lundi ou au jour qui suit.
Par exemple, en 2023 la date d'exigibilité de la déclaration de chiffre d'affaires du mois de mars est le 30 avril. Le 30 avril étant un dimanche et le lundi 1er mai un jour férié, la date d'exigibilité est reportée au mardi 2 mai.
Echéance et date d’exigibilité de la première déclaration mensuelle en fonction de la date de début d’activité
Date de début d’activité
Ouverture de l’échéance
Après réception de votre notification d'affiliation à la Sécurité sociale
Date d’exigibilité
Du 1er au 31 janvier
Début février
31 mai
Du 1er au 29 février
Début mars
30 juin
Du 1er au 31 mars
Début avril
31 juillet
Du 1er au 30 avril
Début mai
31 août
Du 1er au 31 mai
Début juin
30 septembre
Du 1er au 30 juin
Début juillet
31 octobre
Du 1er au 31 juillet
Début août
30 novembre
Du 1er au 31 août
Début septembre
31 décembre
Du 1er au 30 septembre
Début octobre
31 janvier de l’année suivante
Du 1er au 31 octobre
Début novembre
28 février de l’année suivante
Du 1er au 30 novembre
Début décembre
31 mars de l’année suivante
Du 1er au 31 décembre
Début janvier de l’année suivante
30 avril de l’année suivante
Echéance et date d’exigibilité de la première déclaration trimestrielle en fonction de la date de début d’activité
Date de début d’activité
Ouverture de l’échéance
Après réception de votre notification d'affiliation à la Sécurité sociale
Date d’exigibilité
Du 1er janvier au 31 mars
Début avril
31 juillet
Du 1er avril au 30 juin
Début juillet
31 octobre
Du 1er juillet au 30 septembre
Début octobre
31 janvier l’année suivante
Du 1er octobre au 31 décembre
Début janvier de l’année suivante
30 avril de l’année suivante
Conditions selon votre activité :
S’immatriculer :
Artisans et professions libérales : Registre national des entreprises (RNE)
Commerçants : au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) et au Registre national des entreprises (RNE)
Avoir une qualification ou bénéficier d’une expérience professionnelle pour des activités telles que les métiers du bâtiment, de l’automobile, de l’alimentaire, de la coiffure, de l’esthétique…
Pour plus d’informations : www.artisanat.fr.
Souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle. Pour les artisans dans le bâtiment, il convient de souscrire également une assurance décennale.
Adhérer obligatoirement à un dispositif de médiation. Le code de la consommation prévoit que les professionnels, dont les auto-entrepreneurs, ont l’obligation d’adhérer à un dispositif de médiation dès lors qu'ils travaillent avec des particuliers. Le professionnel n’est pas obligé de recourir à un service extérieur de médiation, mais peut mettre en place son propre dispositif de médiation (dans ce cas le médiateur qu’il emploie est désigné par une commission qui doit inclure notamment des représentants d’association de défense des consommateurs). Afin de pouvoir adhérer, consultez la liste des médiateurs de la consommation.
Ouvrir un compte bancaire dédié : à l’activité professionnelle, c’est-à-dire affecté à votre activité et séparé de vos comptes personnels. Il est conseillé d'en ouvrir un mais la loi Pacte du 22 mai 2019 supprime l'obligation de ce compte bancaire dédié à l'activité professionnelle pour les autoentrepreneurs réalisant moins de 10 000 € de chiffre d'affaires annuel pendant 2 années consécutives. Important : Ce compte bancaire peut être un compte professionnel ou personnel.
Vous devez ouvrir un compte bancaire dédié à votre activité d’auto-entrepreneur (séparé de votre compte bancaire personnel) si vous avez un chiffre d’affaires annuel supérieur à 10 000 € deux années civiles consécutives.
Depuis le 15 mai 2022 : vous devez indiquer avant ou après votre nom la mention « Entrepreneur individuel » ou « EI » sur l’ensemble de vos documents (devis, factures, notes de commande, tarifs, documents publicitaires...) ainsi que sur le compte bancaire dédié à l’activité professionnelle. Cela ne vous empêche pas d’ajouter un nom commercial.
L’auto-entrepreneur doit effectuer sa déclaration de chiffre d’affaires, mensuellement ou trimestriellement selon l’option choisie, même si celui-ci est nul pour la période. Dans ce cas, la déclaration de chiffre d’affaires doit être validée en positionnant un montant de 0 (zéro) euro dans le champ « chiffre d’affaires » de votre déclaration.
Bon à savoir
À l’issue de votre première déclaration, référez-vous aux tableaux ci-dessous pour connaître vos échéances selon votre périodicité.
Si la date d'exigibilité est un samedi, un dimanche, ou un jour férié, la date d'exigibilité est reportée au lundi ou au jour qui suit.
Par exemple, en 2023 la date d'exigibilité de la déclaration de chiffre d'affaires du mois de mars est le 30 avril. Le 30 avril étant un dimanche et le 1er mai étant un jour férié, la date d'exigibilité est reportée au mardi 2 mai.
Echéance et date d’exigibilité des déclarations mensuelles en fonction de la période à déclarer
Période à déclarer
Ouverture de l’échéance
Date d’exigibilité
Du 1er au 31 janvier
Début février
29 février
Du 1er au 29 février
Début mars
31 mars
Du 1er au 31 mars
Début avril
30 avril
Du 1er au 30 avril
Début mai
31 mai
Du 1er au 31 mai
Début juin
30 juin
Du 1er au 30 juin
Début juillet
31 juillet
Du 1er au 31 juillet
Début août
31 août
Du 1er au 31 août
Début septembre
30 septembre
Du 1er au 30 septembre
Début octobre
31 octobre
Du 1er au 31 octobre
Début novembre
30 novembre
Du 1er au 30 novembre
Début décembre
31 décembre
Du 1er au 31 décembre
Début janvier de l’année suivante
31 janvier de l’année suivante
Echéance et date d’exigibilité des déclarations trimestrielles en fonction de la période à déclarer
Période à déclarer
Ouverture de l’échéance
Date d’exigibilité
Du 1er janvier au 31 mars
Début avril
30 avril
Du 1er avril au 30 juin
Début juillet
31 juillet
Du 1er juillet au 30 septembre
Début octobre
31 octobre
Du 1er octobre au 31 décembre
Début janvier de l’année suivante
31 janvier de l’année suivante
Depuis le 1er janvier 2019, la déclaration et le paiement des cotisations doivent désormais être effectués de façon dématérialisée sur autoentrepreneur.urssaf.fr ou sur l’application mobile « Autoentrepreneur Urssaf » téléchargeable sur App Store ou Play Store.
Les frais d’immatriculation
L’immatriculation de l’auto-entrepreneur est gratuite, à l’exception des agents commerciaux :
Si vous êtes artisan ou professionnel libéral, l’inscription Registre national des entreprises (RNE) est gratuite.
Si vous êtes commerçant, l’inscription au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) et au Registre national des entreprises (RNE) est gratuite.
Si vous êtes agent commercial, l’immatriculation au Registre national des entreprises (RNE) est gratuite et l'immatriculation (obligatoire) au Registre spécial des agents commerciaux (RSAC) vous coûtera environ 25 €.
Les stages de formation avant l'installation
Des stages de formation existent dans les Chambres de Métiers et de l’Artisanat (CMA) et les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI). Rapprochez-vous de la chambre de votre région pour connaître les modalités et les coûts.
L’assurance professionnelle
Certaines activités imposent d’être couvert par un contrat d’assurance professionnelle (métiers du bâtiment par exemple, garantie décennale). Renseignez-vous sur la réglementation liée à votre activité sur le site www.service-public.fr.
Si tel est votre cas, vous devez impérativement souscrire un contrat d’assurance avant le début de votre activité.
Souscrire à une assurance de responsabilité civile professionnelle - optionnel
Il est très fortement recommandé de souscrire à une assurance de responsabilité civile professionnelle qui couvrira les éventuels sinistres que vous pourriez causer à des tiers (clients) dans le cadre de votre activité.
Attention : vos contrats d’assurance personnels ne vous couvriront pas dans le cas d’un incident survenu dans le cadre de votre activité professionnelle. Le coût de ces garanties dépendra de l’activité que vous exercez.
Le montant des cotisations et contributions sociales est calculé en appliquant au chiffre d’affaires mensuel ou trimestriel un taux qui varie en fonction de votre secteur d’activité (cf. tableau ci-après). Ainsi, un auto-entrepreneur connaît à l’avance le montant de ses cotisations et contributions sociales à payer.
Montant des cotisations et contributions sociales en fonction du secteur d’activité
Secteur d’activité
Taux global
Achat/revente de marchandises (BIC)
12,3 %
Prestations de services commerciales et artisanales, y compris les locations meublées de toutes natures et les chambres d'hôte (BIC)
21,2 %
Autres prestations de services (BNC)
25,6 %
Professions libérales réglementées relevant de la Cipav (BIC ou BNC)
23,2 %
Location de meublés de tourisme classés
6 %
Bon à savoir
Pour les activités libérales créées depuis 2018 et ne dépendant pas de la CIPAV, la revalorisation des taux est progressive pendant 2 ans.
Répartition des cotisations et contributions sociales
Auto-entrepreneurs relevant du régime général des indépendants :
Cotisations et contributions composant le taux global auto-entrepreneur
Part du taux global affecté à chaque cotisation ou contribution
Ventes et Prestations de service commerciales et artisanales (BIC)
Prestations de service libérales (BNC)
En : 2025
A partir de : 2026
En : 2025
A partir de : 2026
Maladie
7,70%
8,80%
2,05%
2,60%
Indemnités journalières (IJ)
1,20%
1,25%
1,35%
1,50%
Invalidité-décès
3,10%
3,15%
3,50%
3,30%
Retraite de base
41,80%
43,45%
47,60%
46,40%
Retraite complémentaire
16,50%
19,75%
13,00%
21,00%
CSG-CRDS
29,70%
23,60%
32,50%
25,20%
Total :
100%
100%
100%
100%
Ainsi, pour une activé de ventes de marchandises (BIC) et une cotisation globale de 100 € :
10,05 € seront affectés à la maladie et aux IJ (contre 8,90 € en 2025)
3,15 € seront affectés à l’invalidité-décès (contre 3,10 € en 2025)
43,45 € seront affectés à la retraite de base (contre 41,80 € en 2025)
19,75 € seront affectés à la retraite complémentaire (contre 16,50 € en 2025)
23,60 € seront affectés à la CSG-CRDS (contre 29,70 € en 2025)
Auto-entrepreneurs relevant de la Cipav :
Cotisations et contributions composant le taux global auto-entrepreneur
Part du taux global affecté à chaque cotisation ou contribution
BNC ou BIC
En : 2025
A partir de : 2026
Maladie
9,30%
10,60%
Indemnités journalières (IJ)
0,90%
0,80%
Invalidité-décès
1,40%
1,40%
Retraite de base
28,80%
29,50%
Retraite complémentaire
25,60%
30,70%
CSG-CRDS
34%
27%
Total :
100%
100%
Ainsi, pour une cotisation globale de 100 € :
11,40 € seront affectés à la maladie et aux IJ (contre 10,20 € en 2025)
1,40 € seront affectés à l’invalidité-décès (comme en 2025)
29,50 € seront affectés à la retraite de base (contre 28,80 € en 2025)
30,70 € seront affectés à la retraite complémentaire (contre 25,60 € en 2025)
27,00 € seront affectés à la CSG-CRDS (contre 34,00 € en 2025)
Important : 0 € encaissé = 0 € à payer
Si vous ne réalisez pas de chiffre d’affaires, vous ne payez ni d’impôt sur le revenu ni de cotisations sociales.
En savoir plus✚
Seules les factures encaissées doivent être déclarées sur la déclaration de chiffre d’affaires.
La mesure d'urgence pour la protection du pouvoir d'achat ne s'applique pas pour les locations de meublés de tourisme classés.
Le versement libératoire de l'impôt sur le revenu
Vous avez la possibilité d’opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu lors de votre adhésion au statut auto-entrepreneur ou dans les 3 mois suivant votre début d’activité en adressant un mail à votre Urssaf. Dans ce cas, l’impôt sur le revenu est payé en même temps que vos cotisations (au mois ou au trimestre) avec application d’un taux spécifique en fonction de votre activité :
Taux de cotisations sociales en fonction du secteur d’activité
Secteur d’activité
Taux
Activité d’achat/revente, de vente de denrées à consommer sur place (BIC)
1 %
Locations meublées de toutes natures et chambres d'hôte
1.7 %
Activité de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC)
1,7 %
Activité de services relevant des bénéfices non commerciaux (BNC)
2,2 %
Bon à savoir
Si vous optez pour le versement libératoire, l'impôt sur le revenu que vous payez au cours de l'année est définitif. Il ne sera remboursé en aucun cas par l'administration fiscale, y compris si vous êtes non imposable. C'est pourquoi, avant de choisir cette option, nous vous rappelons qu'il est indispensable de réaliser des simulations sur le site www.impots.gouv.fr afin de connaître l'option la plus adaptée à votre situation personnelle.
La contribution à la formation professionnelle (CFP)
En plus des charges sociales, les auto-entrepreneurs sont redevables d’une contribution à la formation professionnelle leur permettant de bénéficier du droit à la formation professionnelle (à condition d’avoir déclaré un chiffre d’affaires positif au cours des 12 derniers mois).
Taux de cotisations sociales en fonction du secteur d’activité
Secteur d’activité
Taux
Artisans
0,3 %
Commerçants
0,1 %
Professions libérales réglementées et professions libérales non réglementées
0,2 %
Bon à savoirLe droit à la formation professionnelle est géré par l’organisme indiqué sur votre attestation de versement de la contribution à la formation professionnelle, qui sera disponible à l’issue de votre dernière période déclarative de l’année (4ème trimestre ou mois de décembre). Texte de référence : Code du travail : article L6331-48
Les taxes pour frais de chambre consulaire
Si vous êtes artisan ou commerçant, une taxe pour frais de Chambresde Commerce et d’Industrie(CCI) ou de Chambres des Métiers et de l’Artisanat (CMA), est à régler en même temps que vos cotisations et contributions sociales. Elles servent au financement des chambres (CCI et CMA).
Cette taxe est calculée en pourcentage du chiffre d’affaires, à compter de la deuxième année d’activité. Elle n’est pas due si le chiffre d’affaires de l’avant dernière année est inférieur à 5 000 €.
Taux de cotisations pour les chambres consulaires en fonction de l’activité et de la zone géographique
À ces taxes et cotisations calculées sur la base de votre chiffre d’affaires, s’ajoutera la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE). Le montant de cette taxe varie en fonction du lieu d’implantation de votre auto-entreprise.
Bon à savoir
L’année de la création de votre auto-entreprise, vous en êtes dispensé. Les années suivantes, elle sera due même si vous exercez à domicile et une cotisation minimale sera exigée (la base de calcul de cette cotisation minimale est fixée par le conseil municipal ainsi que le taux d’imposition).
Les entreprises sont exonérées de CFE si leur chiffre d’affaires de l’avant dernière année est inférieur à 5 000 €. Pour une entreprise créée en 2023, la CFE 2024 sera calculée en fonction du chiffre d’affaires 2023 :
Base minimale CFE due au titre de 2024 en fonction du chiffre d’affaires de l'année N-2
Vous avez la possibilité, si vous le souhaitez, de demander à régler des cotisations sociales minimales qui vous permettront de bénéficier d’une meilleure protection sociale, en cas de chiffre d’affaires faible. Cette demande doit être formulée par courrier auprès de l’Urssaf de votre région :
dans les 3 mois suivant la création d’activité, pour une application immédiate.
au plus tard le 31 décembre, pour une application au 1er janvier de l’année suivante.
Important
En cas d’option pour les cotisations minimales :
Vous sortez du statut auto-entrepreneur et basculez sur le régime des travailleurs indépendants « classiques ». Vos cotisations sont alors provisionnelles et font l’objet d’une régularisation annuelle en fonction du revenu que vous déclarez.
Vos cotisations sont calculées en fonction de votre revenu professionnel (à déclarer une fois par an) au lieu du chiffre d’affaires. Elles sont provisionnelles, au lieu d’être définitives, et sont ensuite recalculées en fonction du revenu réel.
En savoir plus✚
Si votre revenu est déficitaire ou inférieur aux montants indiqués dans la colonne « Base de calcul » ci-dessous, vous paierez un montant correspondant à une cotisation minimale pour certaines de vos cotisations (cf. colonne « montant annuel des cotisations minimales »). Les cotisations pour les indemnités journalières, retraite de base, invalidité-décès et pour la formation ne sont plus calculées selon votre revenu, mais sur une base de calcul différente (cf. colonne « Base de calcul »).
La cotisation minimale de retraite permet de valider 3 trimestres de retraite de base, quel que soit le revenu.
À noter : le montant de la base de calcul 2023 reste en attente de confirmation par décret à venir
Base de calcul, taux et montant annuel des cotisations minimales en fonction du type de cotisation
Base de calcul
Taux
Montant annuel des cotisations minimales
Maladie 2
(anciennement indemnités journalières)
Artisans, Commerçants, Professions libérales non réglementées : 18 840 € (40 % du Pass)
Professions libérales réglementées : 18 840 € (40% du Pass)
Artisans, Commerçants, Professions libérales non réglementées : 5 417 € (11,5 % du Pass)
Professions libérales : 17 427 € (37% du Pass)
1,30 %
0.50 %
70 €
87 €
Formation professionnelle Commerçants, Professions libérales réglementées et non réglementées
due au titre de 2025
47 100 (1 Pass 2025)
0.25 %
118 €
Formation professionnelle Commerçants, Professions libérales réglementées et non réglementées due au titre de 2025
47 100 €
(1 Pass 2025)
0,34 %
160 €
Formation professionnelle Artisans
due au titre de 2025
47 100 €
(1 Pass 2025)
0,29 %
137 €
Auto-entrepreneur : vous pouvez être la cible de pièges ou d'arnaques.
Quelques exemples :
Les démarches administratives payantes
Créer, modifier, quitter le statut auto-entrepreneur, etc. : c'est gratuit !
Vous pouvez effectuer ces demandes gratuitement auprès du Guichet Unique.
Or, de nombreux sites commerciaux, non officiels, proposent de les réaliser pour vous, moyennant finances.
Les formalités non obligatoires
Vous venez de créer votre entreprise ?
Vous allez peut-être recevoir, par téléphone, courrier ou mail, des propositions telles qu'une inscription sur un annuaire, un registre, etc.
Malgré leur apparence, ces offres ne sont ni officielles ni obligatoires : ce ne sont pas nécessairement des arnaques, il peut s'agir de propositions commerciales.
Comment vérifier la validité d’un courrier ?
En lisant attentivement le document et notamment le bas de page ou le verso du document, où est indiqué le caractère non obligatoire de l'offre et/ou les conditions générales de vente.
La création d’une auto-entreprise doit être déclarée depuis Guichet unique.
Cette démarche est entièrement gratuite. Seuls des frais d’accompagnement pourraient vous être réclamés par les chambres consulaires. Il convient donc d’être vigilant face aux éventuelles sollicitations vous invitant à régulariser des frais d’enregistrement.
Le Hameçonnage (également appelé phishing)
Vous pouvez recevoir des mails contournant ou usurpant les logos de l'Urssaf, l'Assurance Maladie, l'Assurance Retraite ou la CGSS, avec un fort risque de confusion.
À retenir :
Veillez à ne pas transmettre d'informations privées (données personnelles, numéros de carte bancaire, RIB, etc.).
Le Ministère de l'Intérieur et la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) recommandent, suite à une tentative d'arnaque par SMS, de signaler le message à la plateforme de signalement mise en place par les opérateurs de la Fédération Française des Télécom (FFT).
Afin de remédier aux déséquilibres du marché locatif et d’inciter les propriétaires à effectuer de la location de longue durée, une loi de 2024* modifie le régime micro-fiscal des loueurs en meublés de courte durée.
Les catégories fiscales à utiliser pour déclarer les activités de loueurs en meublés de courte durée (classés ou non classés) et de chambres d’hôtes sont modifiées.
Ce changement a des conséquences sur votre statut social notamment sur :
Cette réforme est entrée en vigueur le 1er janvier 2025.
Cependant, une tolérance a été accordée pour les auto-entrepreneurs loueurs de chambres d’hôtes et de meublé de courte durée non classé, afin de reporter cette mise en œuvre au 1er janvier 2026.
Vous trouverez ci-dessous les impacts en fonction de votre situation.
Vous n‘êtes pas concerné par le nouveau dispositif fiscal. Il n’y a pas de changements dans votre cas.
Le nouveau dispositif modifie la catégorie fiscale de cette activité qui relève à partir de 2025, des BIC Prestations de service et non plus de la catégorie BIC ventes de marchandises.
Vous continuez à déclarer votre chiffre d’affaires à votre Urssaf dans la rubrique « Chiffre d’affaires de location meublée de tourisme classée (LMTC) ».
Ce qui change :
L’abattement fiscal pour frais et charges passe à 50%.
Si vous dépassez le seuil de 77 700 € deux années civiles consécutives, vous devrez basculer au régime réel des travailleurs indépendants.
Bon à savoir
Qu’est-ce qu’un meublé de tourisme « classé » ?
Un meublé de tourisme « classé » est un meublé qui a fait l’objet d’une décision de classement par un organisme agréé.
Le classement comporte 5 catégories allant de 1 à 5 étoiles, établi selon différents critères répartis en trois catégories : équipements, service au client, développement durable.
La décision de classement a une durée de validité de 5 ans. L’Urssaf la demande et peut la vérifier par la suite.
A noter : si le chiffre d’affaires annuel de votre foyer fiscal, en lien avec la location de meublé est inférieur à 23 000 €, cette activité ne justifie pas votre affiliation à un régime de Sécurité sociale. »
Si vous êtes dans ce cas, contacter votre Urssaf via la messagerie de votre espace personnel pour demander votre radiation: autoentrepreneur.urssaf.fr > Rubrique « Ma messagerie » > Nouveau Message > Une question concernant la situation administrative de votre compte.
Le nouveau dispositif fiscal ne vous permettra plus, à partir de 2026, de relever du régime auto-entrepreneur.
Ce qui change : vous devrez basculer sur le régime réel des travailleurs indépendants à effet du 1er janvier 2026.
Pour cela, contactez votre Urssaf, avant la fin de l’année 2025, via la messagerie de votre espace personnel pour procéder à la régularisation de votre affiliation : autoentrepreneur.urssaf.fr > Rubrique « Ma messagerie » > Nouveau Message > Une question concernant votre sortie du dispositif auto-entrepreneur.
A noter : si le chiffre d’affaires annuel de votre foyer fiscal, en lien avec la location de meublé est inférieur à 23 000 €, cette activité ne justifie pas votre affiliation à un régime de Sécurité sociale. »
Si vous êtes dans ce cas, contacter votre Urssaf via la messagerie de votre espace personnel pour demander votre radiation : autoentrepreneur.urssaf.fr > Rubrique « Ma messagerie » > Nouveau Message > Une question concernant la situation administrative de votre compte.
Bon à savoir
Qu’est-ce qu’un meublé de tourisme « non classé » ?
Si votre location n’a pas fait l’objet d’une décision de classement par un organisme agréé, il s’agit d’un meublé de tourisme « non classé ».
Le nouveau dispositif modifie la catégorie fiscale de cette activité qui relève à partir de 2026, des BIC Prestations de service et non plus de la catégorie BIC ventes de marchandises.
Ce qui change à compter du 1er janvier 2026 :
Vous devez déclarer votre chiffre d’affaires à votre Urssaf dans la rubrique « Chiffre d’affaires des prestations de services commerciales ou artisanales »
Ne peut plus être exercée sous le statut auto-entrepreneur à compter de 2026
Taux de versement libératoire de l‘impôt sur le revenu
Avant
1,00%
1,00%
1,70%
1,70%
Après
1,70%
1,70%
Ne peut plus être exercée sous le statut auto-entrepreneur à compter de 2026
Vous exercez votre activité via les plateformes numériques : à partir du 1er janvier 2027 (et dès avril 2026 pour quelques plateformes volontaires), le prélèvement à la source de vos cotisations sociales par les plateformes numériques simplifie vos démarches administratives.
Avec le prélèvement à la source, vous n’avez plus besoin de vous soucier de la déclaration à l’Urssaf du chiffre d’affaires réalisé via la plateforme ni du paiement des cotisations sociales correspondantes : la plateforme s’occupe de vos démarches auprès de l’Urssaf pour vous.
L’Urssaf vous accompagne tout au long des étapes clés de votre début d'activité d’entrepreneuriat.
Avec l’offre Mes premiers mois avec l’Urssaf, vous bénéficiez d’un accompagnement personnalisé et entièrement gratuit pour réussir le lancement puis le développement de votre entreprise.
Un parcours d’une durée de 9 mois vous est proposé en tant qu’auto-entrepreneur.
Vous pouvez retrouver le programme complet d’accompagnement de l’Urssaf dans les multiples aspects de votre vie professionnelle :
Avec l’offre Mes premiers mois avec l’Urssaf, vous recevez également tous les mois des informations personnalisées pour vous aider au quotidien dans votre nouvelle vie d’entrepreneur ainsi que des notifications aux principales étapes de votre parcours, afin de prévenir toute difficulté dans la réalisation de vos démarches.
Vous préparez la cessation de votre activité en tant qu'auto-entrepreneur ?
L’Urssaf vous accompagne dans les démarches que vous avez à effectuer. Ces démarches sont nécessaires pour régulariser votre situation et permettent également d'informer les différents organismes de la cessation de votre activité.